Célébration et prière pour la vie consacrée

Dimanche 4 février 2018 – Fête de la vie consacrée

Aujourd’hui, dans toutes les paroisses du Diocèse de Pontoise, est célébrée la Fête de la vie consacrée. Cette année, notre Evêque Monseigneur Stanislas Lalanne, a demandé, que dans toutes les paroisses, les personnes engagées dans la vie consacrée –en accord avec leur curé- puissent s’exprimer.

Je vais donc essayer de vous dire en quoi consiste ma « consécration ». Je préciserai –et c’est très important- que toute consécration particulière, comme la mienne, est toujours un approfondissement de la consécration baptismale qui est celle de tout chrétien. Dans l’Eglise, je relève de la vie consacrée en Institut Séculier, ce qui veut dire que l’on s’engage à suivre le Christ de plus près dans la vie du monde et dans la condition sociale où l’appel du Christ nous a rejoints. Entièrement « consacrés au Christ » et « entièrement insérés dans la vie du monde », tel est notre engagement.

Personnellement, je vis cette consécration dans un Institut séculier national et international de la Famille Cor Unum (un seul cœur), qui regroupe :

 - des prêtres du Cœur de Jésus,

- des hommes célibataires qui font vœu de chasteté,

 - des femmes célibataires qui font aussi vœu de chasteté,

- et une société de vie évangélique qui regroupe des personnes mariées et des célibataires hommes et femmes qui ne font pas de vœu de chasteté.

Dans le groupe où je suis actuellement, l’Institut Séculier Féminin, nous sommes 6 personnes, chacune étant insérée différemment et où nous nous rencontrons 1 fois par mois pour échanger. Il y a :

- Une infirmière,

- Une femme engagée dans ATD Quart monde,

- Une employée en maison de retraite pour personnes âgées,

- Une ex-institutrice,

- Une femme auteur et compositeur de musique,

- Et une personne vivant dans une maison de retraite.

Moi, aujourd’hui je suis retraitée de l’Education Nationale et j’ai choisi de vivre dans le quartier de la Fontaine Bertin avec des personnes qui ont souvent des conditions de vie très difficiles (à la périphérie comme le dit notre Pape François).

Je vis la vie simple de ces personnes, bien occupée à me prendre en charge dans les tâches ménagères quotidiennes, mais dans une intimité de plus en plus intense avec le Christ qui me donne la force de vivre au mieux et avec les gens de mon entourage ainsi qu’avec ceux avec qui j’essaie de vivre ma foi au Christ. Je reçois chez moi un groupe Bible tous les 15 jours composée de femmes de la paroisse (elles se reconnaitront).

Je participe aux ateliers de la foi et je partage mes réalités et la vie évangélique avec le groupe ACO (action catholique ouvrière). De plus, on nous recommande pour garder une relation étroite avec le Seigneur (Père, Fils et Saint-Esprit) de faire oraison, une heure par jour, de participer chaque fois que nous est ouverte cette possibilité, pour moi c’est presque chaque jour, de vivre la célébration eucharistique, de dire soit les laudes, soit les vêpres, soit les complies.

Vous dire combien Dieu se fait présent dans ma vie de tous les jours et pas seulement dans ma vie spirituelle, demanderait plus de temps. Mais je peux vous dire que le Seigneur (y est présent) et n’est gêné par aucune situation -souvent profondément matérielle- pour atteindre son but qui est d’entrer en relation intime, non seulement avec moi, mais avec chacun d’entre vous et avec tous les hommes. Car la seule chose qui arrête Dieu c’est la liberté de l’homme comme l’a écrit Edith Stein.

 

                                                                                             Yolande KAS